Tandis que les sympathisants et les membres du parti québécois sont
en état de choque, les ténors, un ténor plutôt, et quelques pions
appellent à l’insurrection. Boisclair doit-t-il quitter?
Sans doute le chef n’est pas parfait. Mais le parti apparaît bien
davantage désert d’identité et de projet de société. Comme si, le PQ
avait véhiculé les plus importants progrès sociaux des 30 dernières
années même si l’aspiration essentielle, le projet formellement
identitaire demeurait tout ce temps frustré. Peut-être qu’à la longue,
le parti a empêché l’émergence d’idées nouvelles, de courants
alternatifs, porteurs de projets de société communautaires, féministes,
démocratiques ou environnementaux. Et changer de chef maintenant ne
serait pour ce parti qu’un moyen d’éviter une réflexion importante sur
la place du souverainisme et mouvements d’avant-garde.
Patrick Gauthier
Journaliste blogueur
Espace Canoë - Québec 2007