Boiclair avance que le gouvernement aurait dû et devrait encore décréter la bactérie c-difficile, maladie à déclaration obligatoire.
Plutôt que de répondre à la question (qui portait sur la bactérie c-difficile, faut-il rappeler) Jean Charest et le ministre de la santé déclarent qu'il s'agit d'un manque de jugement, d'un manque de maturité, de connaissance et de contenu de la part de Boisclair que d'amener un tel sujet dans l'arêne politique; une campagne électorale ne se prête pas à des sujets aussi sérieux que la mort (faut-il comprendre).
Pourquoi éluder la question? elle est intéressante. Pour contrer l'épidémie de c-difficile, qui doit agir? Quelle action faut-poser? Je conçois assez que la responsabilité d'intervenir soit confiée à des fonctionnaires de l'état, mais que, si la situation l'exige, le souverain, qu'il s'agisse d'un roi au 15e siècle face à la peste noire ou d'une assemblée au 21e face à la c-difficile puisse accélérer certaines décisions.
L'épidémie de c-difficile représente certainement une situation qui exige, à tout le moins, l'attention du souverain. Est-ce que le bon moyen d'intervenir consiste à ajouter cette nouvelle souche de bactérie meurtrière à la liste des maladies à déclaration obligatoire? Dur à dire. Mais certainement qu'il faut l'ajouter à la liste des questions importantes, pas seulement des manques de jugement.