La campagne électorale, le jeu du plus gros spam
Des spammers, il y en aura toujours. Des groupes de spammers organisés, il y en a de plus en plus. Mais je doute qu’ils fassent le poids face à des bloggeurs organisés. Les communautés de blogeurs sérieux peuvent se prendre en main, se défendre en lisant les messages publiés par leurs acolytes, pas seulement en vomissant des textes de mauvaise qualité, et en votant pour les articles les plus pertinents de manière à maintenir la qualité générale de leurs blogues.
Mais qu’est-ce qu’un spam sinon un message non sollicité, souvent insignifiant, diffusé à grande échelle de manière à réduire la visibilité des discussions intéressantes et intelligentes? Force est de constater que les blogues ne seront pas les seules victimes de spam au cours de cette campagne. La population du Québec est déjà victime d’un «spam libéral» quand le PLQ nous bât les oreilles avec un discours vide sur la consommation de cocaïne ou l’absence de contenu de Boiclair. Sa crédibilité aux yeux de la population, l’équipe de candidats du PQ, il aurait pu espérer mieux mais il doit vivre avec les conséquences de ses actes. Mais il y a des questions plus intéressantes, plus importantes à débattre.
Il n’y a pas davantage à tirer des mensonges, des promesses non tenues du PLC. Par contre, on s’intéresserait à la vérité sur les relations Québec Canada, à l’environnement, la santé, à l’éducation, à l’économie et la justice sociale, à l’état des infrastructures.
Depuis le 21 février, le Québec vit au rythme d’une campagne électorale et il faut bien admettre que ni Jean Charest, ni André Boiclair, ni Mario Dumont ne présente un dossier sans taches ni imperfections. Espérons seulement que les blogueurs sauront mettre suffisamment de pression pour qu’on cesse de débattre des taches et qu’on juge plutôt des plans de chaque parti pour l’avenir du Québec, de leurs avantages, de leurs inconvénients et de leur faisabilité.