Le 31 janvier dernier, Bernard Landry mettait en doute le jugement de Boisclair. L'événement présente plusieurs ressemblances avec les propos que tenait ce même Bernard Landry à l'endroit de Jacques Parizeau, en 1997.
Rappelons les faits. Le 8 mai 1997, Le Soleil publiait des extraits du livre « Pour un Québec souverain » de Jacques Parizeau. Les extraits choisis et grossièrement rassemblés donnait à penser que Jacques Parizeau n'était qu'un fourbe et un menteur. Malgré que la démagogie de l'exercice était évidente, les fédéralistes multipliait les attaques et de tous les souverainistes, Bernard Landry à tomber dans le piège.
En effet, de tous les politiciens et personnages publiques, Bernard Landry était le premier à se dissocier de Jacques Parizeau, répétant sur toutes tribunes, tel un vizir frustré, son discours de lâcheur. Du reste, ce n'était déjà plus la première fois que Bernard Landry était le premier à attaquer un chef du Parti Québécois.
Le lendemain, Parizeau sortait de son mutisme pour éclaircir la situation. Tous alors se rendaient bien vite compte que Michel Vastel, à la solde du camp fédéraliste, avait commis un mensonge. Mais le mal était fait. Plutôt que de se livrer à des débats de fond, les politiciens fédéralistes avaient fait porter la discussion sur des vétilles et divisé les forces souverainistes.
Aujourd'hui, Bernard Landry est le premier à faire un croque en jambe au nouveau chef du Parti Québécois, faut-il s'en surprendre? Il faut plutôt voir là un aspect qui permet peut-être d'expliquer l'homme qui a quitté la tête du PQ avec 76% d'appui: peut-être n'est-il heureux que lorsqu'il est vizir voulant être calife.