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Auteur: Patrick Gauthier Date: 2006-09-14
Commentaires sur les actualités.

Depuis toujours, écrire sans faute a été l’apanage d’une minorité. Il est totalement faux de prétendre que les collégiens devraient savoir écrire à 19 ans. Rimbaud, Musset étaient des génies à 20 ans parce qu’ils savaient écrire. Il n'en aurait rien été si ça avait été donné à tout le monde.

 

Même s’il est vrai qu’un texte achevé présente généralement peu d’erreurs, il n’y a que ceux qui ne savent pas écrire pour réduire le travail de l’écriture à ses aspects grammaticaux. Cette approche comptable de la langue par notre société passe assez loin de l’enjeu véritable d’autant plus que la multiplication des règles (donc des possibilités de fautes mais aussi des possibilités d’accords) vise à augmenter le nombre d’indices du message véritable.

 

Par exemple, si le verbe devoir n’avait qu’une seule terminaison, toujours ait et que nous ne disposions que d’un seul mot pour exprimer le, la, les (par exemple the), les conséquences d’écrire « the collégiens devrait » quand on souhaite exprimer « the collégien devrait » seraient plus grandes qu’elles ne le sont maintenant lorsqu’on écrit « le collégiens devraient » pour dire « les collégiens devraient ». La grammaire est un adjuvant, un outil de travail pour le rédacteur comme pour le lecteur et non pas un phénomène comptable à l’usage d’un système punitif. Il ne faut pas faire de cet avantage linguistique du français un désavantage pour ses locuteurs.

 

Depuis fort longtemps, le Québec doit se remettre en question sur ce point. L’attitude actuelle de notre société face à la langue et à l’enseignement de l’écriture relève d'une même organisation de pensés sans doute aussi bien aux lourdeurs administratives paralysantes dans les soins de santé qu'au décrochage scolaire.

 

Dommage que la ministre libérale Courchêne ait déjà annoncé, dans un grand geste populiste, son intention de balancer le rapport aux poubelles. Merci aux fonctionnaires d’avoir eu le courage d’exprimer une idée aussi controversée que nécessaire.

Tandis que les sympathisants et les membres du parti québécois sont en état de choque, les ténors, un ténor plutôt, et quelques pions appellent à l’insurrection. Boisclair doit-t-il quitter?

Sans doute le chef n’est pas parfait. Mais le parti apparaît bien davantage désert d’identité et de projet de société. Comme si, le PQ avait véhiculé les plus importants progrès sociaux des 30 dernières années même si l’aspiration essentielle, le projet formellement identitaire demeurait tout ce temps frustré. Peut-être qu’à la longue, le parti a empêché l’émergence d’idées nouvelles, de courants alternatifs, porteurs de projets de société communautaires, féministes, démocratiques ou environnementaux. Et changer de chef maintenant ne serait pour ce parti qu’un moyen d’éviter une réflexion importante sur la place du souverainisme et mouvements d’avant-garde.

Patrick Gauthier
Journaliste blogueur
Espace Canoë - Québec 2007

Feuille de pointage

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Difficile en ce jour de passer sous silence le débat des chefs. Tout le Québec a les yeux rivés sur cet affrontement qui pourrait bien paver la route du pouvoir au vainqueur.

Boisclair :

Supposément un homme sans contenu, trop fragile pour être chef. Pourtant, les analystes s’entendent : il a mené une campagne pratiquement sans tache. Accueillant et humble plutôt que distant, ferme dans la défense de ses candidats et de ses idées, il maîtrise les contenus reliés à son plan de campagne. Plus que le réalisme de ses engagements ou l’honnêteté personnelle, le caractère très humain de plusieurs des candidats qui le supportent peut transformer la perception que les gens ont de lui. Il doit également convaincre qu’il a mieux à offrir que l’ADQ. L’aide aux familles pour l’achat d’une première maison, le maintient de la gratuité en santé lui permettront de marquer des points à ce chapitre. Il proposera sans doute la démarche souverainiste comme la meilleure réponse au fédéralisme de chantage prôné par le gouvernement sortant.

Charest :

Les deux premières semaines de campagne ont montré un Charest sans contenu ni bilan valable, ni sur l'économie ni sur la santé, qui n’avait que le salissage, le mensonge et les épouvantails de la partition, ou des transferts fédéraux, pour arracher la victoire. Il y a tout lieu de croire qu'il continuera pleine vapeur dans cette voie. Bénéficiant de l’appui d’un noyau dur de fédéralistes souvent anglophones, il n’a qu’à convaincre 30% des francophones des risques d’un référendum pour être reporté au pouvoir. Il faut donc prévoir qu’il brandira haut et fort l’éventualité d’un référendum d’un côté, la piètre qualité des candidats adéquistes de l’autre.

Dumont :

Il présente des solutions simples, faciles à comprendre et à retenir. Le réalisme de plusieurs d’entre elles n’est pas démontré, mais ça ne devrait pas lui nuire beaucoup puisque les idées valent souvent qu'on s'y arrête. Déjà la véritable alternative non-souverainiste en région, il n’a plus qu’à convaincre les anglophones et les fédéralistes urbains en les invitants à élire un gouvernement autonomiste fort plutôt que de diviser le Québec en votant pour un Jean Charest sur le déclin, partisan de la partition et dont le bilan cache encore une dette de plus de 5 milliards $.

Patrick Gauthier
Journaliste blogueur
Espace Canoë - Québec 2007

Une première au Québec
Ce soir, participez au débat des chefs en le commentant sur:  http://www.espacecanoe.ca/debatdeschefs

Situations d’urgence à Québec

 

À Québec, les urgences des centres hospitaliers débordent. En 2003, Jean Charest nous convainquait de voter pour lui en nous promettant une solution rapide du problème d’engorgement des urgences. Aujourd’hui, rien n’est changé toutefois.

 

Le tableau suivant reflète l’état de la situation le 1er mars 2007 à 14h. tableauSante.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Interpréter les chiffres

Sans trop s’attarder sur les chiffres, on comprend qu’il y a environ deux fois plus de patients que de civières disponibles dans les urgences (sans compter les gens cachés dans des « salles de transition »).

 

Des solutions proposées

Le PL propose d’engager 1500 médecins et 2000 infirmières.

L’ADQ propose d’ouvrir 150 cliniques sans rendez-vous privées.

À court terme, le PQ propose d'injecter 1.2 milliard. Mais l’essentiel de sa stratégie consiste, à moyen terme, à récupérer les 41 milliards de dollars que nous donnons à Ottawa et s'en servir pour régler différents problèmes, dont ceux reliés à la santé.

 

Pour ma part, il me semble qu’il faudrait davantage de page comme Québec, les urgences, Urgences Montréal, salles d’urgence Laurentides. Pouvoir connaître l’état des urgences, c’est bien. Savoir le temps d’attente prévu dans les cliniques sans rendez-vous d’une région, ce serait encore mieux.

 

Patrick Gauthier

Journaliste-blogueur
Espace Canoë Québec 2007

Au moment de publier L'auberge du grand Méthanier sur espacecanoe, je réfléchis à savoir si je vais trop loin dans mes opinions. Si je me suis suffisamment documenté avant de prendre position. Il semble que oui.

L'auberge du grand Méthanier

La société en commandite Rabaska propose la construction d’un terminal méthanier, à l’est de Lévis, pour le plus grand profit de Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge. Ce terminal permettrait l’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) et générerait un alléchant contrat de distribution dont profiterait TransCanada.

Le projet suscite une vive contestation. Thomas Mulcair aurait été limogé parce qu’il s’opposait au projet : le territoire serait mal choisi, les dangers pour l’environnement et la population élevés, l’apport économique inexistant (pour le Québec, cela s’entend). Les deux départements de santé publique de la Capitale nationale et de Chaudière-Appalaches ont affirmé conjointement qu’elles ne pouvaient pas supporter le projet Rabaska à cause du prix trop important à payer en terme de SANTÉ HUMAINE. Pourtant, le parti libéral, Jean Charest, Pierre Corbeil et Claude Béchard persistent à appuyer le projet et à vendre la santé du peuple québécois aux grands joueurs économiques de l’énergie, du gaz naturel et du pétrole.

Pour un parti qui prétend faire de la santé sa priorité, il est étonnant de constater qu’il néglige de la sorte les avis de santé publique.

Patrick Gauthier
journaliste-blogueur
Espace Canoë Québec 2007

Dumont, entre l’arbre et l’écorce

 

De passage dans la région de la capitale nationale, Mario Dumont définissait sa position constitutionnelle : l’AUTONOMISME (la séparation sans l’indépendance). À mi-chemin entre le charestisme et le souverainisme, l’ADQ rouvrirait donc des discussions fédérale-provinciale afin de négocier le rapatriement de pouvoirs. Est-ce pensable ?

 

Est-ce que M. Dumont s’avèrerait tout à coup plus fin stratège que les Lévesque, Bourassa, Bouchard ? En quoi l’autonomisme de l’ADQ est-il meilleur que les autres stratégies d’affirmation nationale expérimentées jusqu’à maintenant et qui se sont trop souvent révélées infructueuses?

 

Selon vous, la présence à Ottawa d’un gouvernement Conservateur plus ouvert que les gouvernements libéraux précédents suffit-elle à faire de l’autonomisme la position qui sert le mieux les intérêts du Québec, du moins pour un temps?

 

Y a-t-il place pour la vie adéquiste entre l’arbre et l’écorce ?

Sondage express Jean Charest

Selon vous, Jean Charest cherche-t-il à manipuler la population lorsque, par exemple, il laisse entendre que les paiements de transferts pourraient être arrêté par le gouvernement fédéral advenant l’élection du Parti québécois?

10%, ce serait l’impact d’un candidat sur le vote exprimé lors d’une élection. Le chef, le parti, l’équipe, le programme compteraient davantage. Seulement, pour ce rendez-vous « Élection Québec 2007 » les chefs tant de l’ADQ, du PLQ que du PQ souffrent de problèmes d’image. Du coup, on se dit que ce ne serait pas une mauvaise idée de consacrer plus d’attention à la qualité des candidats en présence.

 

Alors que connaissez-vous des candidats? La présence d’un candidat vedette influencera-t-elle votre vote lors de la prochaine élection? Ou encore, sommes-nous en mesure d’aller au-delà des considérations partisanes et de choisir le meilleur candidat tout parti confondu, quitte à élire un gouvernement minoritaire? Connaissons-nous suffisamment les candidats pour faire un choix éclairé? Que devrait-on savoir pour déterminer celui qui présente les meilleures qualités pour nous représenter?

Liste des blogues couvrant les élections Québec 2007 pour la région de QUébec

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