30 juillet 2010
 
Entrées les plus récentes
La couleur du ciel
Patrick Gauthier Par Patrick Gauthier le 2008-08-14
Le ciel est bleu parce qu'on au centre d'une bulle d'eau - il pleut assez souvent pour présumer qui a un peu d'humidité dans l'atmosphère. Quand la lumière du soleil passe à travers la bulle, ça fait un arc-en-ciel. Le jour on se trouve vis-à-vis la partie bleue de l'arc; le matin et le soir, on peut voir les autres couleurs défiler dans le ciel.
Plus...

Omar Khadr, deux fois victime
Patrick Gauthier Par Patrick Gauthier le 2008-07-16
Omar Khadr, deux fois victime?
On dit, et l’on croît sans peine, qu’il existe des groupes criminels commerçant en prostitution juvénile qui séquestrent des enfants afin de les utiliser comme enfants prostitués, comme esclaves sexuels dans des bordels pour pédophiles. Généralement, ces enfants meurent avant l’âge adulte. Qui penserait accuser une fillette de huit ans qu’on sauverait d’un tel bordel de s’être prostituée ou fait avorter? Pour sûr, si on me demandait, je proposerais plutôt de la soigner et de lui fournir du support, elle en aura besoin.
On dit, et l’on croît sans peine, qu’il existe des factions guerrières terroristes n’hésitant devant aucun abus pour arriver à leurs fins. Ainsi, Omar Khadr a été recruté, abusé et manipulé afin de servir comme enfant soldat, c'est-à-dire comme esclave terroriste. Généralement, les enfants soldats meurent avant l’âge adulte. Mais Omar a été capturé à l’âge de 15 ans. L’accuser d’avoir combatu ou d’avoir tué paraît plutôt inapproprié. Pour sûr, si on me demandait, je proposerais plutôt de le soigner et de lui fournir du support.

Inc ou inc. comment écrire: règles de grammaire et d'orthographe bizaroïdes
Patrick Gauthier Par Patrick Gauthier le 2007-08-29

Comment écrire inc.

 

 

Au Québec, beaucoup s’interrogent au sujet de l’orthographe en usage pour écrire l’abréviation du mot « incorporée » dans les noms d’entreprises incorporées. Doit-on mettre une majuscule au i, faut-il un point après le c? Ah! Que de questions!

 

La réponse : ça dépend. Il existe une règle et une exception. Hou! Chouette!

 

D’une manière générale, incorporée s’abrège comme tous les autres mots : en minuscule, la première syllabe plus la première lettre de la seconde, avec un point qu’on ne redouble pas s’il est suivi d’un point; inc. donc.

 

Toutefois on peut choisir, au moment d’incorporer une entreprise, d’inclure le « inc. » – en précisant qu’il comporte une majuscule – au nom. On devra alors conserver le Inc. chaque fois que l’on voudra nommer l’entreprise. Il est important de réfléchir un peu avant de prendre une telle décision qui peut devenir inutilement lourde à porter.

 

Pour nous aider dans notre réflexion, le site www.pavillon-pierre-peladeau.org peut servir d’exemple publié documentant l’exception à la règle. L’entreprise Le Pavillon Pierre-Péladeau Inc. est un centre privé de traitement de l’alcoolisme et de la toxicomanie. L’entreprise exerce dans un milieu où cohabitent des œuvres de charité, des organismes sans but lucratif parfois fortement subventionné par l’état, des services sociaux, mais assez peu d’entreprises entièrement privées.

 

Le nom Pierre Péladeau et la particularité du centre (d’être entièrement privé) justifiait l’inclusion du Inc. au nom : c’était une manière d’affirmer l’identité de l’entreprise dans son milieu et de s’adresser à sa clientèle.

 

La particularité de ce « Inc. », de l’emploi de cette exception à la règle est qu’au contraire d’être devenu lourd, il demeure valable 25 ans plus tard; l’entreprise souhaite le maintenir parce qu’il exprime un aspect distinctif de son image corporative.

 

Autrement, quand il ne s’agit que d’un caprice de design, je propose plutôt de laisser la règle normale agir.


Fini les fautes de français au Cégep
Patrick Gauthier Politique et société: actualités québécoises Par Patrick Gauthier le 2007-06-05

Depuis toujours, écrire sans faute a été l’apanage d’une minorité. Il est totalement faux de prétendre que les collégiens devraient savoir écrire à 19 ans. Rimbaud, Musset étaient des génies à 20 ans parce qu’ils savaient écrire. Il n'en aurait rien été si ça avait été donné à tout le monde.

 

Même s’il est vrai qu’un texte achevé présente généralement peu d’erreurs, il n’y a que ceux qui ne savent pas écrire pour réduire le travail de l’écriture à ses aspects grammaticaux. Cette approche comptable de la langue par notre société passe assez loin de l’enjeu véritable d’autant plus que la multiplication des règles (donc des possibilités de fautes mais aussi des possibilités d’accords) vise à augmenter le nombre d’indices du message véritable.

 

Par exemple, si le verbe devoir n’avait qu’une seule terminaison, toujours ait et que nous ne disposions que d’un seul mot pour exprimer le, la, les (par exemple the), les conséquences d’écrire « the collégiens devrait » quand on souhaite exprimer « the collégien devrait » seraient plus grandes qu’elles ne le sont maintenant lorsqu’on écrit « le collégiens devraient » pour dire « les collégiens devraient ». La grammaire est un adjuvant, un outil de travail pour le rédacteur comme pour le lecteur et non pas un phénomène comptable à l’usage d’un système punitif. Il ne faut pas faire de cet avantage linguistique du français un désavantage pour ses locuteurs.

 

Depuis fort longtemps, le Québec doit se remettre en question sur ce point. L’attitude actuelle de notre société face à la langue et à l’enseignement de l’écriture relève d'une même organisation de pensés sans doute aussi bien aux lourdeurs administratives paralysantes dans les soins de santé qu'au décrochage scolaire.

 

Dommage que la ministre libérale Courchêne ait déjà annoncé, dans un grand geste populiste, son intention de balancer le rapport aux poubelles. Merci aux fonctionnaires d’avoir eu le courage d’exprimer une idée aussi controversée que nécessaire.



Vous devez être connecté et détenir les permissions requises pour créer ou modifier un blogue.
  

 

Blogue : lieu d'expression libre approprié à la publication de commentaires, d'opinions, de notes de lecture et autres scories de l'esprit.

Qu'est-ce qu'un blogue?

D'un point de vue technologique, le blogue est un site internet simple basé sur un CMS permettant la publication par date de commentaires d'opinions. La plupart des journalistes en entretiennent un.

De nombreux services de blog gratuits sont disponibles au grand public, notamment blogger.com.

Défini par ses contenus, le blogue autorise la plus grande liberté de publication et permet de recueillir des commentaires de lecteurs.


Positionnement web, rédaction SEO Montréal   ::  Confidentialité  ::  Conditions d'utilisation
Connexion  ::   Inscription